2,40 € le litre de gazole alors que les Français consomment moins de carburant : à première vue, quelque chose ne colle pas.
En trois mois seulement, entre fin juin et fin septembre 2026, le diesel est passé d’environ 1,89 à 2,40 €/L. Le SP95-E10 a lui aussi franchi nettement les 2 €, tandis que l’E85 et le GPL résistent beaucoup mieux. Dans le même temps, les livraisons françaises de carburants routiers ont reculé de 6,6 % en août sur un an. La flambée actuelle ne vient donc pas simplement d’automobilistes qui rempliraient davantage leur réservoir.
Le vrai problème se situe beaucoup plus loin de la station-service : détroit d’Ormuz, guerre avec l’Iran, raffineries endommagées, production russe perturbée, marché mondial du diesel sous tension, logistique et stocks.
Et pour comprendre pourquoi un litre peut grimper de 20 ou 30 centimes alors que le baril ne double pas, il faut arrêter de regarder uniquement le pétrole brut.
