2,40€ le litre de gazole alors que les Français consomment moins de carburant : à première vue, quelque chose ne colle pas.
En trois mois seulement, entre fin juin et fin septembre 2026, le diesel est passé d’environ 1,89 à 2,40€/ L. Le SP95-E10 a lui aussi franchi nettement les 2€, tandis que l’E85 et le GPL résistent beaucoup mieux.
Pour comprendre pourquoi un litre peut grimper de 20 ou 30 centimes sans que le baril double, il faut donc arrêter de regarder uniquement le prix du pétrole brut.
SOMMAIRE
- Prix des carburants en 2026 : où en sont vraiment l’essence et le diesel ?
- Pourquoi les carburants ont-ils autant augmenté ?
- La France risque-t-elle réellement de manquer de diesel ou d’essence ?
- Comment se forme réellement le prix d’un litre de carburant en France ?
- Prix des carburants en 2027 : baisse durable ou nouvelle hausse ?
- Notre avis Delivauto
- FAQ : prix de l’essence et du diesel en 2026-2027
- Sources et informations officielles
- Une solution pour vendre votre véhicule
- Ressources utiles pour vos démarches auto
Prix des carburants en 2026 : où en sont vraiment l’essence et le diesel ?
À la fin de septembre 2026, le gazole est redevenu de très loin le carburant conventionnel le plus douloureux pour le portefeuille. Au 28 septembre 2026, les prix moyens relevés en France se situaient autour des niveaux suivants.
Prix moyens des carburants au 28 septembre 2026
| Carburant | Prix moyen indicatif |
|---|---|
| Gazole / diesel | 2,401€/ L |
| SP95-E10 | 2,179€/ L |
| SP98 | 2,285€/ L |
| Superéthanol E85 | 0,897€/ L |
| GPL-c | 1,052€/ L |
Ces prix évoluent quotidiennement. Le ministère publie également une moyenne nationale hebdomadaire, tandis que les stations transmettent leurs changements de prix au site officiel.
En trois mois, le gazole a pris près de 27%
Ce qui impressionne surtout est la vitesse de la hausse. Fin juin 2026, le gazole tournait encore autour de 1,894€/ L. Trois mois plus tard, il avait gagné environ 50,7 centimes par litre.
| Carburant | 28 juin | 28 septembre | Évolution |
|---|---|---|---|
| Gazole | 1,894€ | 2,401€ | +26,8% |
| SP95-E10 | 1,894€ | 2,179€ | +15,0% |
| SP98 | 1,998€ | 2,285€ | +14,4% |
| E85 | 0,838€ | 0,897€ | +7,0% |
| GPL | 1,061€ | 1,052€ | Quasi stable |
Le diesel reste donc structurellement important, alors même que son marché mondial est plus exposé au manque de produits raffinés. À l’inverse, l’E85 profite d’une fiscalité bien plus faible et d’une forte part de bioéthanol.
Combien coûte désormais un plein de 40, 50 ou 60 litres ?
| Carburant | 40 L | 50 L | 60 L |
|---|---|---|---|
| Gazole | 96,04€ | 120,05€ | 144,06€ |
| SP95-E10 | 87,16€ | 108,95€ | 130,74€ |
| SP98 | 91,40€ | 114,25€ | 137,10€ |
| E85 | 35,88€ | 44,85€ | 53,82€ |
| GPL | 42,08€ | 52,60€ | 63,12€ |
Un diesel de 60 litres approche donc 145€ le plein. Une hausse supplémentaire de seulement 20 centimes représenterait encore +8€ sur 40 litres, +10€ sur 50 litres et +12€ sur 60 litres.
Pourquoi les moyennes nationales cachent de gros écarts locaux
Le « diesel à 2,40€ » reste une moyenne. Selon les zones et la méthodologie utilisée, les moyennes départementales peuvent varier approximativement de 2,30 à près de 2,50€/ L.
Sur un réservoir de 50 litres, 19 centimes d’écart représentent déjà 9,50€ sur un seul plein.
Guerre, pétrole et raffinage : pourquoi les carburants ont-ils autant augmenté ?
Pour comprendre 2026, il faut remonter au 28 février, début du conflit avec l’Iran. Le problème n’est pas uniquement que « le pétrole est devenu cher ». Le choc vient de plusieurs tensions qui se cumulent.
Détroit d’Ormuz : un passage minuscule avec un poids énorme
Avant la crise, environ 20 à 21 millions de barils par jour de pétrole et autres liquides pétroliers traversaient Ormuz, soit environ un cinquième de la consommation mondiale.
| Période | Flux via Ormuz |
|---|---|
| T4 2025, avant conflit | 21,6 Mb/j |
| T1 2026 | 14,9 Mb/j |
| T2 2026 | 4,9 Mb/j |
Les données doivent être interprétées avec prudence : l’EIA indique que les signaux AIS sont devenus moins fiables dans la zone depuis le début de la crise.
Fin septembre, certains flux ont repris, mais ils restent très inférieurs aux volumes d’avant-guerre. C’est pourquoi une annonce diplomatique peut suffire à faire bouger fortement le Brent : le marché valorise aussi le risque de pénurie future.
Russie, Ukraine et Moyen-Orient : le raffinage devient le deuxième problème
Les frappes sur des infrastructures russes, les restrictions d’exportation et les perturbations au Moyen-Orient réduisent également la quantité de diesel déjà raffiné disponible sur le marché.
La France est particulièrement sensible à cette situation : 99% du pétrole consommé est importé et les capacités françaises ne couvrent qu’une partie des besoins en gazole.
Pourquoi le baril n’explique pas directement le prix du litre
Entre le Brent et votre réservoir, plusieurs étapes s’ajoutent.
Le diesel peut donc augmenter plus vite que le brut lorsque les marges de raffinage et la cotation internationale du gazole s’envolent.
Le taux de change joue également : pétrole plus cher et euro faible accentuent le choc, tandis qu’un euro plus fort peut en amortir une partie.
À retenir : le prix du baril est important, mais ce n’est jamais directement le prix du litre à la pompe.
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Estimer ma voiturePénurie de carburant : la France risque-t-elle réellement de manquer de diesel ou d’essence ?
Voir une pompe avec une pancarte « rupture gazole » donne immédiatement l’impression que le pays manque de carburant. La réalité est plus nuancée. La France dispose de raffineries, d’importations, de dépôts et de stocks stratégiques, mais cela ne garantit pas que chaque carburant soit disponible partout et au même moment.
Stocks, importations et capacités des raffineries françaises
En 2025, les importations nettes de produits pétroliers raffinés avaient baissé de 24,5% grâce à une reprise de l’activité de raffinage nationale. La crise de 2026 a ensuite changé la situation.
| Problème | Conséquence |
|---|---|
| Manque de brut | Raffineries moins alimentées |
| Manque de diesel raffiné | Nouveaux fournisseurs nécessaires |
| Route maritime perturbée | Transport plus long et plus cher |
| Raffinerie étrangère arrêtée | Offre mondiale plus faible |
| Demande internationale forte | Concurrence accrue entre acheteurs |
La France possède également des stocks stratégiques. Mais leur rôle est d’assurer la sécurité d’approvisionnement, pas de maintenir artificiellement des prix faibles pendant plusieurs mois.
Stations en rupture : pénurie nationale ou difficultés locales ?
Une rupture peut venir d’une tension globale, mais aussi d’un problème beaucoup plus local.
Depuis le 26 septembre et jusqu’au 12 octobre 2026, certaines restrictions de circulation des poids lourds transportant des hydrocarbures vers les stations-service ont été levées afin de faciliter l’approvisionnement.
Ce n’est pas le signe que « la France n’a plus d’essence », mais bien que la logistique nécessite des adaptations exceptionnelles.
Gazole d’été prolongé jusqu’en novembre 2026 : pourquoi ?
Habituellement, le gazole d’été est utilisé du 1er avril au 31 octobre, avant le passage au gazole d’hiver.
Le 18 septembre, l’État a exceptionnellement autorisé la vente de gazole d’été du 1er au 15 novembre 2026, en raison des difficultés d’approvisionnement liées à la situation internationale.
Cette mesure permet d’utiliser temporairement un produit déjà disponible et de desserrer la contrainte sur la production de gazole hiver. Les distributeurs doivent cependant informer leurs clients du risque en cas de températures négatives.
Comment se forme réellement le prix d’un litre de carburant en France ?
Lorsque le litre atteint 2,40€, la première réaction est souvent : « ce sont les taxes. » Elles représentent effectivement une part importante du prix, mais elles ne sont pas seules.
Produit pétrolier, raffinage, transport : ce que l’on paie avant les taxes
Le ministère décompose le prix en plusieurs grandes briques.
Une raffinerie ne peut pas transformer librement tout son pétrole en diesel parce que celui-ci devient plus rentable. Chaque installation produit un mélange de carburants selon sa configuration.
Voilà pourquoi une baisse de 5% du baril ne se traduit pas mécaniquement par −5% sur le prix affiché à la pompe.
TVA et accise : quelle part revient réellement à la fiscalité ?
| Carburant | Accise 2026 |
|---|---|
| Gazole B7 | 0,6075 €/L |
| SP95-E10 | 0,6702 €/L |
| SP95-E5 / SP98 | 0,6902 €/L |
À cela s’ajoute la TVA à 20%. Celle-ci s’applique au prix incluant déjà l’accise. Sur un gazole proche de 2,40€/L, l’accise et la TVA représentent donc ensemble plus d’un euro par litre.
La proportion de taxes n’est toutefois pas fixe : lorsque le produit hors taxes devient beaucoup plus cher, la part relative de l’accise diminue mécaniquement.
Le Gouvernement a évoqué en septembre une future « règle d’or » sur la fiscalité des carburants, mais celle-ci doit encore être intégrée au budget 2027.
Supermarchés, pétroliers et marges : peut-on parler de surmarges ?
Le mot « marge » prête souvent à confusion. Le coût transport-distribution ne correspond pas au bénéfice net de la station.
En moyenne sur 2025, le coût transport-distribution était estimé à environ 21,9 c€/L pour le gazole et 24,7 c€/L pour le SP95-E10.
Le Gouvernement a également annoncé pouvoir contrôler la chaîne afin de rechercher d’éventuelles surmarges. Il faut donc distinguer : coût de distribution élevé et marge nette excessive.
Prix des carburants fin 2026 et en 2027 : baisse durable ou nouvelle hausse ?
La question est évidemment : « est-ce qu’on attend quelques semaines ou est-ce que 2,40€ devient la nouvelle normale ? » Personne ne peut aujourd’hui donner une réponse précise. En revanche, plusieurs scénarios peuvent être identifiés.
Ce qui pourrait faire redescendre les prix
Une telle évolution serait favorable aux carburants, mais il s’agit d’un scénario économique et non d’une garantie.
Ce qui pourrait maintenir le carburant très cher
En 2026, le Brent a déjà évolué dans une fourchette allant d’environ 72 à 118$ le baril. Cela montre à quel point le marché reste sensible aux événements géopolitiques.
Pourquoi personne ne peut garantir le prix d’un litre en 2027
Pour annoncer précisément le diesel à 1,80€, 2€, 2,30€ ou 2,50€, il faudrait connaître à l’avance :
En août 2026, les livraisons françaises de carburants routiers reculaient déjà de 6,6% sur un an. À court terme cependant, la géopolitique reste plus rapide que la transformation du parc automobile français.
Avis Delivauto
Ce qui se passe en 2026 montre surtout qu’il faut arrêter de résumer le carburant à « pétrole cher = essence chère ». Le diesel français dépend d’un système mondial où quelques millions de barils manquants, une raffinerie arrêtée ou une route maritime perturbée peuvent avoir davantage d’effet que la consommation des automobilistes français.
Le niveau atteint fin septembre est sévère, notamment pour les gros rouleurs, mais il n’autorise pas davantage à annoncer un gazole durablement à 2,50€ qu’un retour garanti sous les 2€ en 2027.
Notre repère serait donc de regarder moins les prédictions spectaculaires et davantage quatre indicateurs concrets.
Ce sont ces quatre signaux qui permettront de savoir si une baisse à la pompe peut réellement durer.
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Estimer ma voitureFAQ
Pourquoi le diesel est-il devenu plus cher que l’essence en 2026 ?
Le gazole subit actuellement une tension particulièrement forte sur le marché mondial des produits raffinés. Les perturbations au Moyen-Orient, les difficultés de circulation par le détroit d’Ormuz et les dommages subis par certaines capacités de raffinage en Russie et ailleurs ont réduit l’offre disponible.
La France est particulièrement sensible à ce phénomène car elle consomme encore beaucoup de diesel et doit importer une partie importante du gazole dont elle a besoin. Le prix du diesel peut donc augmenter beaucoup plus vite que celui du pétrole brut lui-même.
Pourquoi le prix à la pompe reste-t-il élevé lorsque le prix du pétrole baisse ?
Le prix d’un litre de carburant ne dépend pas uniquement du Brent. Entre le pétrole brut et la pompe interviennent le raffinage, la cotation du produit fini, le transport, le stockage, la distribution et les taxes.
Le diesel peut donc rester très cher même si le baril recule, notamment lorsque les stocks de gazole sont faibles ou que les raffineries tournent à pleine capacité.
Il existe également un décalage entre l’évolution des marchés internationaux et le renouvellement des stocks effectivement vendus dans les stations françaises.
La France risque-t-elle une vraie pénurie de carburant fin 2026 ?
Une pénurie nationale généralisée n’est pas le scénario central actuellement. La France dispose de raffineries, d’importations, de dépôts et de stocks stratégiques.
Cela n’empêche pas des ruptures locales ou temporaires lorsqu’un dépôt manque d’un produit, qu’une livraison est retardée ou que les automobilistes remplissent massivement leur réservoir.
Les mesures exceptionnelles prises en septembre 2026 montrent néanmoins que l’approvisionnement est suffisamment tendu pour nécessiter davantage de souplesse logistique.
Pourquoi les prix des carburants varient-ils autant d’une station à l’autre ?
Le pétrole et les taxes peuvent être identiques, mais la partie distribution ne l’est pas.
Le prix dépend notamment du volume vendu, du coût du transport jusqu’à la station, du niveau de concurrence locale, des frais d’exploitation et de la politique commerciale de l’enseigne.
Une station très fréquentée en périphérie d’une grande ville peut donc pratiquer un prix inférieur à celui d’une station isolée ou autoroutière. Sur 50 litres, seulement 10 centimes d’écart représentent déjà 5€ par plein.
Où vérifier le vrai prix du diesel et de l’essence en France ?
La référence la plus fiable pour comparer les stations est le site officiel prix-carburants.gouv.fr.
Les points de vente soumis à l’obligation de déclaration transmettent leurs prix lorsqu’ils les modifient. Les données permettent également d’identifier certaines ruptures de stock.
Pour suivre l’évolution nationale dans le temps, le ministère publie aussi des moyennes hebdomadaires concernant le gazole, le SP95, le SP95-E10, le SP98, l’E85 et le GPL.
Quelle part du prix d’un litre correspond réellement aux taxes ?
Il n’existe pas un pourcentage fixe valable toute l’année.
Les carburants supportent principalement une accise exprimée par litre puis une TVA de 20 %. Lorsque le prix hors taxes augmente fortement, la part proportionnelle de l’accise diminue mécaniquement puisqu’elle reste essentiellement fixe par litre.
C’est pourquoi affirmer que « 60 % du prix correspond toujours aux taxes » est trop simpliste. Le poids relatif de la fiscalité évolue en fonction du prix total à la pompe.
Pourquoi la France est-elle aussi dépendante du prix mondial du pétrole ?
La France produit très peu de pétrole par rapport à ce qu’elle consomme. Son approvisionnement dépend donc presque entièrement des importations.
Elle importe à la fois du pétrole brut destiné aux raffineries françaises et des produits déjà raffinés comme le gazole.
Même avec des raffineries en fonctionnement, le pays reste donc exposé aux prix mondiaux, aux routes maritimes, aux taux de change et aux difficultés rencontrées par les grands pays producteurs ou exportateurs.
L’E85 et le GPL peuvent-ils eux aussi fortement augmenter ?
Oui, mais ils ne réagissent pas exactement de la même manière que le diesel et l’essence.
L’E85 contient une forte proportion de bioéthanol et bénéficie d’une fiscalité beaucoup plus favorable. Le GPL dispose également d’une structure de coût et d’une fiscalité différentes.
Ils peuvent donc augmenter sans suivre exactement les mêmes proportions que le gazole ou le SP95-E10. En 2026, ils ont d’ailleurs beaucoup mieux résisté à la flambée observée sur les carburants traditionnels.
Les stations-service profitent-elles de la hausse pour augmenter leurs marges ?
Une hausse du prix affiché ne signifie pas automatiquement que la station augmente son bénéfice.
Le coût de distribution comprend le transport, les dépôts, le stockage, les obligations réglementaires, l’exploitation de la station et seulement ensuite la marge commerciale.
Il peut toutefois exister des écarts entre acteurs ou des situations exceptionnelles. C’est pourquoi le Gouvernement a indiqué en septembre 2026 qu’il pourrait utiliser ses moyens de contrôle en cas de suspicion de surmarges liées à la crise.
Combien coûte réellement une hausse de 10 ou 20 centimes par litre sur une année ?
L’effet devient rapidement important pour un gros rouleur.
Avec un réservoir de 50 litres, une hausse de 10 centimes représente 5 € supplémentaires par plein, et une hausse de 20 centimes représente 10 €.
À raison de deux pleins mensuels, cela représente respectivement environ 120 € ou 240 € supplémentaires par an. Pour un véhicule professionnel ou un conducteur parcourant 30 000 à 40 000 km par an, l’impact peut être nettement supérieur.
Les prix de l’essence et du diesel vont-ils redescendre en 2027 ?
Une baisse est possible, mais personne ne peut aujourd’hui garantir son ampleur ni sa durée.
Une normalisation du détroit d’Ormuz, la remise en service de raffineries, l’augmentation de l’offre mondiale ou une baisse de la demande pourraient détendre les prix.
À l’inverse, un prolongement du conflit avec l’Iran, de nouvelles perturbations en Russie ou au Moyen-Orient, des stocks faibles ou un euro défavorable pourraient maintenir les carburants à des niveaux élevés.
Pour suivre la tendance, quatre indicateurs sont particulièrement utiles : cours du Brent, disponibilité du diesel raffiné, flux pétroliers par Ormuz et niveau des stocks.
Peut-on vendre un véhicule en panne, accidenté, non roulant ou sans contrôle technique ?
Un véhicule présentant une panne, un moteur hors service, une boîte de vitesses défectueuse ou des dommages importants peut être vendu. Les possibilités dépendent cependant de son état et du type d’acheteur.
La vente sans contrôle technique est notamment possible lorsque le véhicule a moins de quatre ans ou lorsqu’il est cédé à un professionnel de l’automobile. Pour une vente à un particulier, un véhicule de plus de quatre ans doit normalement disposer d’un contrôle technique datant de moins de six mois, ou de moins de deux mois lorsqu’une contre-visite a été prescrite.
Un véhicule qui n’est plus en état de circuler ne peut pas simplement être vendu à un particulier sous la mention « pour pièces ». Selon sa situation, il peut être cédé à un professionnel ou confié à un centre VHU agréé lorsqu’il est destiné à la destruction.
Avant toute cession, il reste conseillé de décrire clairement les défauts connus : panne constatée, voyants allumés, accident, problème de démarrage, défaut de contrôle technique ou réparations déjà diagnostiquées. Cette transparence permet d’éviter les incompréhensions et de définir une valeur adaptée à l’état réel du véhicule.
Comment est calculée la valeur de reprise d’un véhicule ?
La valeur d’un véhicule ne dépend pas uniquement de son année ou de son kilométrage. L’estimation prend également en compte la marque, le modèle, la motorisation, la finition, l’état général, l’entretien effectué et les éventuels frais à prévoir.
Une panne mécanique, un défaut de carrosserie, un contrôle technique défavorable ou une immobilisation peuvent réduire sa valeur. Toutefois, le montant des réparations n’est pas toujours déduit intégralement du prix : tout dépend de la gravité du problème, de la disponibilité des pièces et de la valeur du véhicule une fois remis en état.
La demande locale, la facilité de revente et les évolutions du marché automobile peuvent aussi influencer l’offre. Pour obtenir une estimation cohérente, il est donc important de communiquer des informations précises et de signaler les défauts connus. Des photos, des factures d’entretien ou un devis de réparation permettent généralement d’affiner l’évaluation.
Une première estimation réalisée à distance reste indicative tant que l’état réel du véhicule, son fonctionnement et ses documents n’ont pas été vérifiés.
Comment sécuriser le paiement, la cession et le départ du véhicule ?
Avant de remettre le véhicule, il est préférable de vérifier précisément l’identité de l’acquéreur, le montant convenu, le mode de paiement et les conditions de récupération. Une proposition écrite ou un document récapitulatif permet de conserver une preuve claire de l’accord.
En cas de paiement par virement, il convient de vérifier que la somme est réellement créditée sur le compte. Une capture d’écran, un courriel ou une simple confirmation de virement ne constitue pas toujours une preuve suffisante du paiement effectif.
Au moment de la remise du véhicule, la carte grise doit être barrée et comporter la date ainsi que l’heure de la cession. Le certificat de cession doit être complété avec les mêmes informations. Chaque partie doit conserver un exemplaire des documents signés.
Le vendeur doit ensuite déclarer la cession du véhicule auprès de France Titres, anciennement ANTS, ou passer par un professionnel habilité. Cette démarche permet d’enregistrer le changement de propriétaire et de limiter les risques liés à des infractions commises après la vente.
Enfin, il est recommandé de conserver une copie de la carte grise barrée, du certificat de cession, de la preuve de paiement et de tout document relatif à l’enlèvement ou à la remise du véhicule.
Sources
Prix, fiscalité et réglementation
- Ministère de la Transition écologique — Prix des produits pétroliers Consulter la source
- Prix-carburants.gouv.fr — Prix et ruptures de carburants en France Consulter la source
- Ministère de la Transition écologique — Dispositifs de soutien sur les carburants Consulter la source
- Légifrance — Commercialisation temporaire du gazole été jusqu’au 15 novembre 2026 Consulter la source
- SDES — Prix des produits pétroliers en 2025 et rebond début 2026 Consulter la source
- SDES — Bilan énergétique de la France en 2025 Consulter la source
- SDES — Les produits pétroliers : échanges, raffinage, consommation et prix Consulter la source
- Douane française — Droits et taxes applicables aux produits énergétiques au 1er août 2026 Consulter la source
Consommation et approvisionnement
- UFIP Énergies et Mobilités — Consommation française de produits pétroliers en août 2026 Consulter la source
- U.S. Energy Information Administration — Perturbations pétrolières au Moyen-Orient Consulter la source
Actualité et contexte international
- Reuters — Global diesel prices hit record highs, further rises possible Consulter la source
- Reuters — France scales up targeted fuel price relief Consulter la source
- Reuters — Saudi Arabia ramps up Gulf oil exports after pipeline attack Consulter la source
Presse française et automobile
- TF1 Info — Pourquoi les carburants atteignent-ils des sommets alors que le baril n’est pas à son plus haut ? Consulter la source
- TF1 Info — Le prix moyen du diesel atteint un nouveau pic historique en France Consulter la source
- TF1 Info — Le SP95-E10 au plus haut depuis 2022 Consulter la source
- L’Argus — Aides carburant disponibles en France en 2026 Consulter la source
- Auto Plus — Où trouver les prix des carburants les plus bas en septembre 2026 ? Consulter la source



